LA MEILLEURE FAÇON DE COMMUNIQUER GRÂCE AU LANGAGE CORPOREL

La meilleure façon de communiquer grâce au langage corporel ?

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La meilleure façon de communiquer grâce au langage corporel ?

Êtes-vous conscient de votre langage corporel lorsque vous communiquez avec les autres ? Êtes-vous conscient de votre posture, de vos gestes, de vos expressions faciales, et mouvements oculaires ? Savez-vous que votre langage corporel pourrait également dissuader et repousser les autres ? Le langage corporel, parfois appelé « communication non verbale », est un outil important. La manière dont vous communiquez au travers de votre langage corporel peut déterminer votre succès dans de nombreux domaines, de vos relations personnelles à votre carrière. Jusqu’à 93 % de ce que vous communiquez est non verbal. Vous pourrez rencontrer le succès en prêtant attention aux messages que vous envoyez au travers de votre langage corporel. La communication non verbale désigne lors d’un échange entre deux personnes toute communication n’ayant pas recours à la parole. On parle également du langage du corps, qui peut concerner des éléments aussi divers que le ton, la posture ou encore la position des mains. Cette dimension de la communication non verbale est très importante et influe énormément sur la perception qu’auront vos interlocuteurs de votre personne en milieu professionnel. Bien que les recherches soient encore en cours, on estime généralement qu’entre 60 et 70% de la communication humaine est non-verbale. Cela signifie que seulement 30 à 40% de la communication est liée aux mots en eux-mêmes, ce qui est plutôt faible, étant donné que les mots sont sur quoi se concentrent principalement les gens.
Certains vont encore plus loin en disant que le langage corporel représente jusqu’à 90% de la communication humaine (James Borg, ce corps qui parle pour vous). Même si d’autres études restent à faire pour déterminer la part exacte de communication non-verbale dans notre communication, à mon sens nous ne devons pas sous-estimer l’importance de bien communiquer avec son corps.

Qu’est-ce que le langage corporel ? Définition et signification

Le langage corporel est la principale forme de communication non-verbale, car nos gestes, nos expressions faciales et nos postures expriment nos sentiments de manière essentiellement indirecte. Cela est dû au fait que la plupart de ces signaux sont envoyés de manière inconsciente. Lors des moments chargés d’émotion, en particulier, que ce soit de la joie, de la peur, de la colère ou de la tristesse, il est presque impossible de les réprimer.
Qu’est-ce que le langage corporel ? Définition et signification

Définition

Le langage corporel englobe tous les signaux conscients et inconscients du corps qui fournissent des renseignements sur l’état émotionnel ou les intentions d’une personne. En font partie les gestes, les expressions du visage, la posture et les mouvements. La langue des signes n’en fait pas partie, car elle n’est qu’une autre forme d’expression de notre système linguistique (appris).
Cependant, il existe aussi des signaux émis consciemment par le corps qui peuvent être utilisés de manière bien précise pour communiquer. Les gestes de la main donnent plus de poids aux arguments, tandis que les expressions faciales peuvent indiquer une envie de discuter ou au contraire un besoin de tranquillité.

Langage corporel conscient et inconscient

Un soupir d’impatience, un roulement d’yeux énervé, une moue boudeuse trahissent nos sentiments, même lorsqu’ils ne durent qu’une fraction de seconde. De manière toute aussi inconsciente que ces signes non-verbaux sont envoyés, ils peuvent également être lus. C’est la raison pour laquelle nous n’aimons pas certaines personnes au premier regard ou, à l’inverse, sommes immédiatement enchantés par d’autres, sans que nous puissions dire exactement à quoi cela est dû. Nous percevons le langage corporel de manière accessoire lorsque nous nous concentrons sur ce qui est dit ou laissons notre esprit vagabonder. À côté des signaux inconscients du corps, il existe aussi les signaux conscients. Ceux-ci sont appris et influencés par l’environnement culturel. Nous en faisons usage dans les situations appropriées pour transmettre un message précis ou donner de l’emphase à nos propos. Des exemples courants sont l’index levé pour dire « Attention ! », le pouce levé en guise d’approbation ou les paumes tournées vers notre interlocuteur pour apaiser une situation ou tempérer des accès émotionnels. Il importe ici d’être prudent, car le langage corporel conscient doit toujours être interprété à la lumière du contexte culturel. Un geste donné peut avoir une signification totalement différente d’un continent à l’autre voire d’une culture à l’autre.

Signification du langage corporel

Le langage corporel influence fortement l’impression dégagée par les personnes et la façon dont leurs propos sont accueillis. Jetez donc un œil à des photos ou des vidéos de discours célèbres. Vous remarquerez aisément qu’au-delà du contenu du discours, le dynamisme avec lequel il est présenté joue un rôle déterminant dans son succès. Le langage corporel signale notamment à l’auditoire à quel point le sujet tient à cœur à l’orateur et constitue donc un critère décisif pour sa crédibilité. Mais dans la sphère privée ou professionnelle également, les personnes sont jugées en fonction de leur langage corporel et plus précisément de la cohérence avec les propos tenus. Rien n’est plus déroutant qu’un collègue qui déclare, avec une mine de marbre, qu’il accepte la mission qu’on lui confie ou un supérieur dont le regard vagabonde de manière agitée à travers la pièce et qui murmure qu’il trouve l’idée intéressante. Ces exemples montrent que nous interprétons constamment le langage corporel des autres et que celui-ci reflète souvent leur position de manière plus fiable que le contenu de leurs propos. Une divergence évidente entre ce qui est dit et le langage corporel affiché aura tendance à déstabiliser ou contrarier la personne qui se trouve en face.
Signification du langage corporel
Mais, comme il a déjà été mentionné, il convient d’être prudent au moment d’interpréter le langage corporel ou d’en faire un usage conscient dans un échange interculturel, car tous les signaux n’ont pas la même signification à travers le monde. D’un autre côté, le langage du corps offre la possibilité de communiquer avec autrui même lorsque l’on ne parle pas la même langue. Il s’agit ici en premier lieu des gestes et expressions faciales que nous employons instinctivement et qui sont compris de manière universelle car ils sont liés aux émotions primaires de l’homme. Ainsi, un sourire est perçu quasiment partout comme un signe d’ouverture et d’amitié. Pour tous les autres gestes, il est judicieux de se renseigner au préalable sur leur signification dans la culture concernée. En Europe centrale, le pouce dressé vers le haut est un signe d’approbation, alors qu’en Australie il représente une grave insulte.

Conseil

Dans les sciences de la communication, la discipline de la kinésique étudie l’utilisation des mouvements dans les discussions. Elle analyse les effets des gestes, expressions faciales et postures dans des situations de communication particulières, comme par exemple les entretiens de vente, les négociations contractuelles ou les tentatives d’apaisement. Les connaissances acquises grâce à la kinésique sont mises en pratique par exemple dans la formation des équipes de vente, des médiateurs, des conférenciers ou des travailleurs sociaux.

Exemples de langage corporel

Le langage du corps et la lecture de ses signaux jouent un rôle majeur dans notre communication de tous les jours. Celui-ci se caractérise par les expressions faciales, les gestes, les postures et les mouvements d’une personne. Les exemples suivants montrent comment même les plus petits mouvements trahissent nos sentiments.

Expressions faciales

Les expressions faciales comprennent tous les mouvements lisibles sur le visage d’une personne. L’un des signaux les plus importants est ici le rire. Il permet une communication ouverte avec des étrangers, signale de l’amitié, de la compréhension et de la joie de vivre et représente donc le signe parfait d’un début de discussion. Les émotions sont en grande partie véhiculées par les yeux et la bouche et les traits du visage ne font que les amplifier. Un coup d’œil peut être intéressé, absent, affectueux, haineux, dubitatif, curieux ou anxieux et tout cela est quelque chose que nous pouvons savoir en quelques fractions de seconde.
  • Intérêt/curiosité : les yeux sont éveillés et ouverts et regardent calmement les personnes qui parlent ou l’objet dont il est question pour enregistrer toutes les informations de manière concentrée. Mais attention : si le contact visuel dure trop longtemps, les autres risquent rapidement de le trouver désagréable ou intrusif.
  • Désintérêt : le regard vagabonde dans la pièce ou aux alentours et s’arrête occasionnellement sur d’autres personnes ou événements. Un regard immobile et dans le vague indique que quelqu’un s’est replié sur lui-même et est plongé dans ses pensées.
  • Surprise : les yeux sont écarquillés et les sourcils haussés.
  • Colère : les yeux sont plissés, les sourcils froncés et le front ridé.
  • Doute : le regard est concentré, mais les yeux sont agités, car la personne qui écoute réfléchit en même temps pour savoir si elle peut croire ou non ce qui est dit. Selon l’attitude par rapport à ce qui est dit, les sourcils peuvent bouger vers le haut par surprise ou se contracter par colère.
  • Peur : lorsque l’on ressent de la peur, les yeux sont écarquillés également, mais en même temps les pupilles sont grand ouvertes pour ne manquer aucun détail de la menace.
Si vous souhaitez apprendre à lire correctement le langage corporel, observez en priorité les pupilles. Elles sont extrêmement révélatrices, car leurs mouvements ne peuvent pas être contrôlés consciemment et elles reflètent clairement les émotions. Ainsi, les pupilles se dilatent en cas de joie ou d’autre excitation positive et se rétractent sous l’effet de la peur ou du dégoût.
Expressions faciales

Gestes

Les chercheurs en neurosciences ont découvert que les aires cérébrales responsables de la mémoire et du traitement de la pensée et celles qui commandent les gestes sont voisines. Cela explique notamment pourquoi autant de gens gesticulent lorsqu’ils parlent, même lorsqu’ils sont au téléphone et personne ne les voit. Dans ce cas, les gestes servent en plus à classer les idées, à établir des relations et à mémoriser correctement. Ces processus se déroulent inconsciemment et sont à distinguer de la gestuelle travaillée des conférenciers, politiciens ou acteurs. À cela s’ajoutent encore les gestes que nous avons appris au cours de notre vie et qui ont pour fonction d’accompagner et renforcer nos paroles :
  • Bienvenue : les bras grand ouverts, pour réaliser une embrassade, ou une main tendue de loin pour saluer quelqu’un, sont des signes de réjouissance à la venue d’une personne.
  • Défense : les bras tendus, avec les paumes de main levées et tournées vers l’interlocuteur, servent à se protéger. Ce signe indique que l’autre ne doit pas s’approcher.
  • Colère : une main serrée en forme de poing indique que quelqu’un cherche à s’imposer. Si elle est levée, elle indique une menace de violence.
  • Apaisement : la position des mains est la même que dans une attitude défensive, à la différence que les bras ne sont pas tendus, mais près du corps. En faisant ce geste, nous cherchons à calmer quelqu’un et à montrer qu’il n’a rien à craindre de nous.
  • Impuissance/ignorance : lorsque quelqu’un ne sait pas quoi faire, il effectue un haussement d’épaules répété.
Les exemples précédents montrent comment les gestes sont employés au quotidien pour communiquer certains messages. Toutes les personnes d’un même milieu culturel lisent et utilisent ce type de langage corporel de la même manière.

Posture et mouvement

La posture fournit des indications claires concernant l’état émotionnel d’une personne. On dit à juste titre que les personnes heureuses semblent avancer dans la vie en planant, tandis que les personnes malheureuses traînent les pieds, ont les épaules qui tombent et la tête baissée. Le niveau de confiance en soi d’une personne peut lui aussi être déduit de sa posture. Lorsqu’un patron déboule au bureau avec le menton levé, la poitrine bombée et de grands pas amples, il est clair qu’il a conscience de son rôle et se considère comme un leader. Les mouvements hâtifs et nerveux comme le fait de tirer sur un vêtement ou toucher ses cheveux ou balancer rapidement les pieds en étant assis au bord d’une chaise traduisent au contraire de l’insécurité et donnent l’impression que la personne aimerait échapper à la situation.
Posture et mouvement

Mouvement

Ces derniers exemples montrent que la posture et le mouvement sont quasiment indissociables dans la pratique. Une posture donnée demande un certain type de mouvement. Il est improbable qu’une personne à la posture fière et droite marche de façon hésitante dans la rue, tandis qu’une autre personne ayant la tête rentrée dans les épaules marche à vive allure en faisant de grands pas rapides. Par ailleurs, certains mouvements véhiculent des messages directs. C’est le cas par exemple lorsqu’une distance raisonnable entre deux personnes est dépassée. Le moment à partir duquel cet acte sera ressenti comme déplaisant dépend grandement de la personne en face. En général, nous laissons nos connaissances, les gens pour qui nous avons de la sympathie, s’approcher relativement près de nous. Face à un étranger, mais aussi et surtout face à un supérieur, une certaine distance spatiale indique du respect. Si quelqu’un s’approche trop près de nous, nous pouvons le prendre comme une menace ou bien comme un manque de respect. Il s’agit dans tous les cas d’une transgression, qui ne donne que très rarement lieu à une réaction positive.

Astuces Pour Améliorer Votre Communication Grâce Au Langage Corporel

Si vous voulez améliorer votre capacité à communiquer avec les autres, voici les astuces de langage corporel pour vous :

Utilisez un langage corporel ouvert

Cela signifie que vous avez une poignée de main affirmée, que vous restez assis(e) calmement tout en respirant l’énergie et que vous donnez l’impression de contrôler tous vos gestes  . Votre position doit être détendue, mais votre dos doit rester droit. Cela montre aux autres que vous êtes sûr de vous et à l’aise. Faites une pause pendant que vous parlez pour attirer la personne qui vous écoute et montrer votre assurance. Gardez les jambes légèrement écartées pour occuper plus d’espace. Cela va aussi montrer votre assurance. Penchez-vous un peu en avant pendant que cette personne parle pour lui montrer que vous vous intéressez à ce qu’elle dit (si vous vous penchez en arrière, vous pourriez paraitre hostile ). Ne croisez pas les bras. Laissez-les plutôt pendre sur le côté ou posez-les sur vos genoux. Cela montre que vous vous ouvrez aux autres. Gardez une poignée de main ferme, mais sans serrer trop fort. Regardez l’autre dans les yeux sans le fixer du regard. Clignez des yeux et détournez le regard de temps en temps pour que votre interlocuteur n’ait pas l’impression que vous essayez de l’intimider. Jouez avec le ton de votre voix. Le ton de la voix est une autre manière de communiquer son assurance. La clé du succès est de projeter votre assurance

Identifiez le langage corporel émotionnel

Vous pouvez définir vos émotions en prêtant attention aux signes non verbaux que vous donnez. Vous devriez aussi prendre en compte les choses qui se passent lorsque vous remarquez les signes émotionnels. Lorsque les gens sont en colère, leur visage rougit, ils serrent les dents et les poings et ils envahissent l’espace corporel des autres, par exemple en se penchant en avant  . Lorsque les gens sont nerveux ou anxieux, leur visage pâlit, leur bouche a l’air sèche (ils pourraient boire plus d’eau ou se lécher les lèvres), ils présentent différents tons de voix et ils ont les muscles tendus (ils pourraient serrer les bras ou les mains et leurs coudes vont se coller sur leurs côtés). Il existe d’autres signes de la nervosité, par exemple une lèvre qui tremble, des gigotements, un souffle court ou des phases d’apnée.
Identifiez le langage corporel émotionnel

Gardez l’espace devant votre torse, ouvert

Cela signifie : essayez de ne pas croiser les bras, de mettre votre sac sur vos genoux, d’étreindre votre sac, ou faire quelque chose qui vous recouvre la partie supérieure avant de votre corps. Fermer l’espace face à vous envoie un signal invisible qui dit “Ne me parlez pas; Je ne veux pas engager de conversation.” D’autre part, en gardant cette zone ouverte cela vous rendra plus accessible.

Avoir un contact visuel

C’est essentiel pour la communication. Le contact visuel aide à établir une connexion, et permet à l’autre de savoir que vous l’écoutez…Toutefois, ne regardez pas fixement. Détourner les yeux de temps en temps, pour laisser à la personne un peu d’espace. Puis rétablissez le contact après une fraction de seconde. Certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise sous un regard constant. Dans de très nombreuses cultures, le fait de ne pas regarder son interlocuteur dans les yeux peut être interprété comme une preuve de dissimulation voire de malhonnêteté – alors qu’il s’agit bien souvent de timidité ou d’un simple manque de confiance en soi. C’est pourquoi il est important de maintenir autant que possible un contact visuel avec son interlocuteur dans une dynamique de franchise et de transparence.

Éviter les signes de nervosité

Selon un article publié sur le site Forbes, un des premiers réflexes à avoir en termes de communication non verbale est de savoir s’examiner soi-même afin de comprendre comment nous nous exprimons par notre corps. En effet, certains gestes ou signaux inconscients peuvent être interprétés de manière négative par nos interlocuteurs – par exemple si nous nous exprimons les bras croisés en signe de défense, ou si nous avons des tics de langage lorsque nous sommes nerveux ou mal à l’aise. Il est donc important d’identifier ces signes de nervosité afin de les corriger.

Maîtriser sa posture

Portez également attention à votre posture et demandez-vous dans un premier temps quels sont vos objectifs vis-à-vis de votre interlocuteur. Souhaitez-vous être perçu comme :
  • décontracté ?
  • assuré ?
  • en position de force ?
  • rassurant ?
Le fait de déterminer clairement votre intention vous aidera à mieux adapter votre posture. Si vous voulez paraître assuré et sûr de vous par exemple, prenez garde à vous tenir droit, à occuper généreusement l’espace à votre disposition, et à privilégier des mouvements amples.
Maîtriser sa posture

Évitez de vous bloquer

Si vous faites une présentation ou un discours, vous devez rester ouvert le plus possible à votre public. Ainsi, vous devez faire tomber les barrières physiques qui limitent votre capacité à vous connecter. Les podiums, les ordinateurs, les chaises et même les dossiers sont des obstacles qui créent une distance entre vous et votre public, ce qui empêche un certain sentiment de connexion. Vous allez aussi bloquer les autres en croisant les bras ou en parlant à quelqu’un lorsque vous êtes assis derrière un écran d’ordinateur.

Sachez repérer les gens qui mentent

Le langage corporel permet de repérer les menteurs. Ils pourraient essayer de cacher leurs mensonges dans leurs mots, mais leurs corps racontent souvent une histoire différente. Les menteurs ne vont pas vous regarder dans les yeux et leurs pupilles pourraient avoir l’air plus petites. S’ils tournent leur corps dans une direction différente de la vôtre, cela peut indiquer qu’il vous ment. Les changements de teint, par exemple des rougeurs sur le cou ou le visage et la transpiration sont des signes qui indiquent un mensonge, ainsi que les changements vocaux, par exemple s’il s’éclaircit la voix. Sachez que certains signes du mensonge, par exemple la transpiration ou le manque de contact visuel, sont aussi des signes qui indiquent la nervosité ou la peur .

Soyez confortable dans votre espace

Ne vous agitez ni ne vous tortillez pas, ne perdez pas la maîtrise de votre corps. Devenez propriétaire de votre espace. Votre corps peut prendre la place de l’espace physique par défaut, mais possédez-vous réellement cet espace en étant à l’aise dedans ? C’est là que la confiance en soi entre en jeu.

Vos mains parlent pour vous

Quelque chose dont un coach m’a fait part : si vous devez reposer votre tête sur votre main, gardez la face intérieure de votre main (la paume) tournée vers l’extérieur, vers la personne. Donc ne vous reposez pas sur vos jointures, ni avec la partie extérieure de votre bras face à l’autre personne. De cette façon vous semblez plus ouvert(e). Reportez-vous à l’image dans le début d’article. La façon dont cette femme repose sur sa main est un exemple de ce qu’il ne faut PAS faire. Vous devez tourner l’intérieur de votre bras vers l’extérieur, face à l’autre personne.

Minimisez les mouvements distrayants

Comme pianoter avec les doigts, se ronger les ongles, enlever les peaux mortes, etc. Vous donnez l’impression d’être stressé(e) ce qui n’est sûrement pas l’image que vous voulez renvoyer. Certaines de ces choses sont d’assez mauvaises habitudes de toute façon, donc il est utile de les abandonner.

Ralentissez votre rythme et votre débit de parole

Si vous parlez vite, pensez à ralentir, surtout si vous êtes obligé de vous répéter continuellement. Cela signifie généralement que l’autre personne n’arrive pas à vous suivre. Si vous devez vous recoiffer, croiser les jambes, ou faire n’importe quel mouvement, faites-les à un rythme adéquat. Des mouvements brusques et rapides, comme balancer votre jambe d’un côté à l’autre, effleurer vos cheveux, ou en agitant follement vos mains peuvent surprendre votre interlocuteur et nuire à la conversation. Sans compter que cela montre aussi que vous êtes mal à l’aise avec l’autre personne.
Ralentissez votre rythme et votre débit de parole

Soyez inclusif dans vos actions

Faites des mouvements qui incluent la personne dans votre espace. Bien entendu, si vous sentez que la personne est louche, qu’il ou elle pourrait vous agresser ou autre, alors gardez vos distances. Les actions qui sont exclusives mettent des frontières entre vous et votre interlocuteur. C’est le fait par exemple de : croiser les bras, croiser les jambes, mettre des objets entre vous et la personne, augmenter la distance physique entre vous et la personne. Les actions qui sont inclusives seraient par exemple de : réduire la distance physique entre vous et la personne (pas au point d’être inapproprié), sourire, serrer la main, rapprocher ses bras l’un de l’autre (pour les amis proches), tenir la main, maintenir le contact visuel, faire des gestes occasionnels vers l’autre personne, et garder l’espace devant soi ouvert .

Moduler le ton de sa voix

Autre élément important en communication non verbale : la voix. Il est essentiel de savoir maîtriser sa voix, son débit et son ton. Travaillez dans un premier temps votre respiration – une bonne respiration se fait par le ventre – afin de stabiliser votre débit et entrainez-vous à bien articuler chaque mot. Un peu de lecture quotidienne à voix haute peut facilement vous aider à avoir un débit régulier et une voix posée. Développer une communication non verbale positive

Adopter une gestuelle ouverte

Afin de développer une communication non verbale positive, n’hésitez pas à adopter une gestuelle ouverte, décontractée et qui peut se traduire par le fait de se positionner les bras ouverts avec les paumes tournées vers votre interlocuteur en signe de bienvenue et de sincérité. Il faut bien entendu éviter tout geste associé à l’enfermement tel que les bras croisés, la tête baissée ou les mains cachées derrière le dos.

Adopter la bonne distance corporelle

Certaines personnalités sont plus tactiles que d’autres. Or le fait de ne pas bien identifier la tolérance de son interlocuteur aux contacts physiques peut mener à des situations embarrassantes. Il faut prêter une attention toute particulière à cette dimension afin de ne pas mettre son interlocuteur mal à l’aise, soit en ne respectant pas la distance physique qu’il souhaite maintenir soit en réagissant mal à ses accolades ou poignées de main.

Prenez en compte les espacements

Différentes cultures ont des idées différentes de la quantité d’espace physique que vous devez laisser aux autres. Cependant, la distance sociale se répartit en quatre catégories.
  • La distance intime : elle se définit par des contacts physiques et une distance jusqu’à 45 cm. Si vous dépassez la distance intime d’une personne, cela peut être très troublant pour elle à moins que vous soyez bienvenu ou que vous ayez déjà été intimes ensemble.
  • La distance personnelle : de 45 cm à 1,2 m. Ainsi, vous êtes suffisamment près pour lui serrer la main et vous pouvez voir ses expressions faciales et ses gestes.
  • La distance sociale : c’est la distance normale dans des situations impersonnelles ou de travail, définie entre 1,2 et 3,6 m. Vous devez commencer à parler plus fort et le contact visuel reste important. La distance publique : de 3,7 à 4,5 m. Parmi les gens qui se retrouvent souvent à une distance publique, on compte les professeurs et les personnes qui parlent à des groupes. La communication non verbale est essentielle, mais souvent exagérée. Les gestes des mains et de la tête peuvent être plus importants que les expressions du visage, car ces dernières ne sont souvent pas perçues.
Identifiez les schémas de langage corporel

Identifiez les schémas de langage corporel

Faites un effort conscient pour réfléchir à ce que fait votre corps dans différentes interactions avec les autres. Un miroir peut être utile pour examiner vos expressions faciales et votre posture, mais en général, vous devez seulement prêter attention à ce que fait votre corps lorsque vous êtes en colère, nerveux(se) ou heureux(se). Déterminez si votre langage corporel est adapté à votre message. Le langage corporel est efficace s’il communique le message que vous voulez faire passer. Votre posture indique-t-elle votre assurance ou donne-t-elle l’impression que vous n’êtes pas sûr de vous même si vos mots indiquent le contraire ? Si vos signes non verbaux correspondent à ce que vous dites, vous allez communiquer de manière plus claire et vous serez vu comme plus charismatique.

Utiliser le langage corporel de manière ciblée dans la vie professionnelle

Après avoir présenté les différents types de langage corporel, exemples à l’appui, il ne reste plus qu’à expliquer comment mettre en application ces connaissances dans la communication au travail. Dans le monde du travail, le fait pour un employé de savoir lire correctement le langage corporel fait partie des soft skills communicatifs. Le langage corporel joue un rôle prépondérant dès l’entretien d’embauche. Le temps alloué aux deux parties pour se faire une idée l’une de l’autre est limité et par conséquent les signes non-verbaux pèsent relativement lourd dans l’appréciation mutuelle des concernés, d’autant qu’à ce moment-là on ne peut que parler des compétences professionnelles (on ne peut pas s’en faire une idée réaliste). Pour les candidats, il est important de laisser une impression de maîtrise et d’assurance, sans tomber dans l’arrogance. Prenez conscience au préalable des gestes qui trahissent votre nervosité (ou demandez à votre famille et vos amis) et essayez spécifiquement de les éviter. Celui ou celle qui a tendance à tripoter sa barbe ou jouer avec une mèche de cheveux peut essayer de croiser ses mains sur ses genoux par exemple. Lors de l’entretien, vous avez intérêt à vous mettre dans une position assise détendue, mais droite. La personne qui se penche loin en arrière sur sa chaise en croisant les jambes donnera vite l’impression d’être désintéressée et démotivée.
Ceux qui conduisent l’entretien d’embauche doivent veiller avant tout à envoyer des signaux positifs pour créer une atmosphère détendue, propice à la discussion, et mettre le candidat en confiance. Pour y parvenir, utilisez des expressions faciales amicales et posez des questions de confirmation occasionnelles. Si vous avez des critiques à faire, ne confrontez pas directement le candidat, appliquez à la place la méthode du sandwich, qui a fait ses preuves, en mentionnant des points positifs pour accompagner vos critiques et les modérer. Une autre situation dans laquelle le langage corporel joue typiquement un rôle majeur est les entretiens de négociation. Qu’il s’agisse de négociations contractuelles avec des clients ou de négociations salariales avec votre patron : ces entretiens sont le plus souvent caractérisés par des attentes différentes entre les parties et la nécessité de trouver un compromis. Les aspects déjà évoqués concernant l’entretien d’embauche s’appliquent ici aussi. Toutefois, il est possible en plus d’employer des gestes bien précis pour témoigner de la sympathie à l’égard de son interlocuteur tout en défendant clairement sa position.
Utiliser le langage corporel de manière ciblée dans la vie professionnelle
Une stratégie éprouvée lors des négociations est la technique dite du miroir, qui consiste à reproduire discrètement les petits gestes de son interlocuteur pour indiquer que l’on est d’accord sur le fond et que l’on comprend parfaitement la position adverse. Si la discussion menace de se transformer en débat houleux, un changement de disposition des chaises peut aider à désamorcer la situation. Si par exemple vous étiez d’abord assis l’un en face de l’autre, vous pouvez ensuite changer de place sous un faux prétexte et vous installer à côté de votre interlocuteur (si la configuration de la salle le permet). Cela indiquerait que les deux parties visent en fin de compte le même objectif et qu’elles n’ont plus qu’à se mettre d’accord sur le moyen de l’atteindre. Lorsque l’on se trouve déjà pris dans un litige, des gestes d’apaisement comme le fait de dévoiler une ou ses deux paumes (sans signaler une attitude défensive) ou d’abaisser calmement les mains peut diminuer la tension d’un cran.
Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas trop se laisser éloigner de ses objectifs commerciaux et, si la situation l’autorise, il est également possible de le montrer clairement. Ainsi, le croisement des bras, qui est la plupart du temps déconseillé lors d’un entretien direct, est dans ce contexte un signe que la limite du supportable a été atteinte et que l’on ne s’éloignera pas davantage de ses prétentions. Quelle que soit la stratégie pour laquelle vous optez, il est important que vous ne vous laissiez pas emporter par vos émotions et ayez toujours conscience des signaux qui sont envoyés et qui sont utiles. Ensuite, vous pourrez faire usage de votre langage corporel à votre profit.

Soyez ouvert émotionnellement (mais sans vous forcer)

Autorisez-vous à être “vulnérable” en montrant vos émotions, sans trop en faire non plus. Si vous êtes triste, exprimez de la tristesse. Si vous êtes surpris, exprimez de la surprise. Si vous êtes joyeux, exprimez de la joie. Ne gardez pas les émotions pour vous, affichez les de manière mesurée et adéquates. Votre interlocuteur doit pouvoir lire vos émotions en vous comme dans un livre ouvert. D’autant plus, cela permettra de pouvoir échanger des sentiments au-delà des mots, et l’autre personne pourra également s’ouvrir elle aussi.

Adaptez votre rythme en fonction de l’autre personne

Au final, tout le monde est différent. Les astuces que j’ai partagées au-dessus sont des standards idéaux vers lesquels tendre. Malgré tout, certaines personnes peuvent prendre un temps fou à être à l’aise, et peuvent être intimidées par la moindre émotion affichée dès la première rencontre . Certain(e)s peuvent être extrêmement timides et se sentir intimidés par n’importe quel contact visuel . Certaines personnes peuvent être sur la défensive et être pris au dépourvu lorsque vous adoptez une posture ouverte . Il est important d’évaluer chaque personne individuellement et d’adopter le langage corporel qui vous aidera au mieux à communiquer avec il/elle pour vous établir le contact, et lui permettre ainsi de s’ouvrir progressivement. Certaines personnes peuvent être à des degrés inférieur de développement personnel, ce qui vous demandera d’adopter un langage de corporel plus “défensif”, “fermé” pour communiquer avec eux – au moins au début – avant d’adopter un langage corporel plus ouvert et communicatif. Rappelez-vous qu’il n’y a pas qu’une approche valable pour tous, ce n’est qu’en étant attentif à l’autre qu’il est possible de bien communiquer.

Utilisez des gestes de la main lorsque vous parlez

Utilisez des gestes de la main lorsque vous parlez
Les experts pensent que les gens qui savent parler ont plus tendance à utiliser des gestes de la main pendant leurs conversations ou présentation et ils disent que ces gestes donnent plus de crédibilité à la personne qui parle auprès de ses interlocuteurs. Les gestes plus complexes qui impliquent les deux mains au-dessus de la taille sont associés à des pensées plus complexes. Des politiciens comme Bill Clinton, Barack Obama, Colin Powell et Tony Blair sont considérés comme des orateurs charismatiques et efficaces et c’est en partie dû au fait qu’ils utilisent souvent des gestes de la main.
« Alignez vos gestes avec vos mots et intentions. Si vos gestes ne correspondent pas aux mots que vous dites, les gens qui vous écoutent vont avoir l’impression que quelque chose ne va pas. »

Déplacez-vous dans la pièce

N’utilisez pas seulement vos mains. Les grands orateurs bougent dans l’espace. Ils montrent des diapositives et ils se rapprochent des autres. Ils sont animés. Si vous gardez vos mains dans vos poches pendant que vous parlez ou discutez, vous aurez l’air peu sûr(e) de vous et refermé(e). Au contraire, si vous sortez vos mains de vos poches et gardez les paumes des mains tournées vers le haut, vous allez montrer que vous êtes aimable et crédible .

Sachez reconnaitre les emblèmes

Ce sont des gestes qui équivalent à des mots. Les emblèmes peuvent être passifs ou ils peuvent être ouverts. N’oubliez pas que certains emblèmes peuvent avoir une signification différente selon les cultures. Les poings serrés et d’autres signes de tension dans le corps peuvent être des signes d’agressivité, comme si la personne se préparait à se battre. Vous pouvez aussi avoir un comportement agressif en faisant face à la personne, en relevant les épaules ou en vous asseyant à côté d’elle. Vous pourriez faire des gestes brusques. Au contraire, les gestes ouverts sont ceux que vous faites lorsque vos bras sont arrondis et vos paumes tournées sur les côtés, comme si vous offriez aux autres de les prendre dans vos bras. Les gestes sont lents et doux. Lorsque vous hochez la tête quand quelqu’un parle, vous lui montrez que vous êtes d’accord et cela vous fait passer pour quelqu’un qui sait écouter .

Gardez une bonne posture

Par exemple, si vous vous rendez à un entretien d’embauche et si vous avez une mauvaise posture, vous allez faire mauvaise impression. Les gens associent une mauvaise posture à un manque d’assurance, l’ennui ou un manque d’implication. Ils pourraient même penser que vous êtes paresseux(se) ou démotivé(e) si vous ne vous asseyez pas droit. Pour garder une bonne posture, votre tête doit être relevée et votre dos doit rester droit. Penchez-vous en avant lorsque vous êtes assis. Asseyez-vous sur le devant de la chaise et penchez-vous légèrement en avant pour montrer que vous êtes intéressé et impliqué.
Gardez une bonne posture

Imitez l’autre

Cela signifie que vous allez imiter la posture de la personne à laquelle vous parlez. En copiant ses gestes, vous allez lui donner l’impression qu’il y a une connexion entre vous deux. Vous pouvez aussi imiter son ton, son langage corporel et la position de son corps. Cependant, vous ne devez pas le faire de manière trop évidente ou répétée, restez subtil. L’imitation est l’une des manières les plus efficaces d’utiliser le langage corporel pour créer une connexion avec quelqu’un d’autre .

Sourire

Il s’agit peut-être du conseil le plus important lorsque l’on souhaite adopter une communication non verbale positive : sourire est une véritable priorité. Il paraîtrait même qu’il serait beaucoup plus fréquent de mieux se souvenir des personnes souriantes et des messages qu’elles souhaitaient nous transmettre. Le sourire est donc sans doute votre meilleur allié en communication non verbale.

Éviter les impairs culturels

Bien évidemment, les codes de la communication non verbale changent en fonction des cultures et des pays. C’est pourquoi il est important d’éviter les impairs culturels lorsque l’on se trouve en présence de collaborateurs étrangers. À titre d’exemple, il faudra veiller à ne pas diriger – en position assise – la semelle de ses chaussures vis-à-vis de son interlocuteur au Moyen-Orient ou dans certains pays d’Asie, tout comme il est fortement recommandé de ne pas manger de la main gauche dans les pays en majorité musulmans.

Mettez l’accent sur ce que vous dites avec des gestes

Utilisez plus d’un seul geste. Cela vous aidera à mieux communiquer votre message. Si vous voulez vous assurer de ne pas être mal compris, répétez vos gestes lorsque vous énoncez votre idée. Si la personne qui vous écoute ne comprend pas un geste, il va comprendre l’autre. Vous n’êtes pas obligé d’utiliser un geste de langage corporel (ou deux) pour chaque mot, mais vous devriez essayer d’avoir plusieurs gestes que vous pouvez utiliser pour renforcer des concepts importants qui peuvent être facilement mal interprétés. Dirigez les gestes les plus positifs vers la personne qui vous écoute. Cela vous permet d’indiquer plus clairement que vous proposez un résultat favorable à votre interlocuteur. Dirigez les gestes les plus négatifs loin de vous et de votre interlocuteur. De cette manière, vous indiquez clairement que vous ne voulez pas laisser d’obstacles à votre message.

Évitez les gestes qui indiquent la nervosité ou le manque d’assurance

Évitez les gestes qui indiquent la nervosité ou le manque d’assurance
Lisez aussi le langage corporel des autres. Surveillez les yeux qui s’égarent, les mains qui tripotent des objets dans les poches et des reniflements constants. Une personne qui se touche le visage indique qu’elle est angoissée. Améliorez votre posture. Si vous vous avachissez en permanence ou si vous vous touchez tout le temps le visage, vous n’aurez jamais l’air sûr de vous, abordable ou à l’aise. Il peut être difficile d’améliorer votre posture et de travailler à éliminer vos tics nerveux, cela va vous prendre du temps, mais vous pourrez rapidement améliorer votre communication non verbale générale. Ces petits gestes s’ajoutent et vous pouvez être sûr qu’ils vont réduire l’efficacité de votre message. Ne vous inquiétez pas si vous en faites deux ou trois dans une certaine situation.

Comprenez la « proportion de dominance visuelle »

Lorsque vous discutez avec quelqu’un, vous devriez essayer de devenir la personne « visuellement dominante » pour montrer votre assurance. Cette proportion se détermine en observant qui regarde les yeux de l’autre le plus et qui détourne son regard le plus. Votre proportion de dominance visuelle vous aide à déterminer votre position dans la hiérarchie de dominance sociale comparée à votre interlocuteur. Les gens qui passent plus de temps à détourner le regard présentent un degré de dominance sociale plus bas. Ceux qui ont moins tendance à détourner le regard sont généralement ceux qui dominent  . Les personnes qui regardent par terre montrent leur impuissance, car elles ont l’air d’essayer d’éviter les critiques ou tout conflit.

Utilisez vos yeux pour envoyer des messages

Les yeux sont les miroirs de l’âme comme on le dit souvent. Vous pouvez en apprendre beaucoup à propos de quelqu’un en prêtant attention à la manière dont il utilise ses yeux. S’il évite de vous regarder dans les yeux ou s’il regarde par terre, il vous indique qu’il est sur la défensive. Le contact visuel peut être plus continu s’il essaye de vous écouter au lieu de parler. S’il détourne son regard, cela peut indiquer que la personne qui parle n’est pas prête à s’arrêter et à écouter. Si vous regardez l’autre, cela peut indiquer qu’il vous attire. Les gens intéressés par l’autre le regardent souvent dans les yeux et se penchent en avant pendant la conversation. Selon le contexte, vous pouvez regarder l’autre dans les yeux pour montrer votre respect. Par exemple, si vous faites une présentation dans une pièce remplie, divisez-la en tiers. Adressez vos commentaires d’un côté, puis de l’autre et pour finir au milieu. Choisissez une personne dans chaque tiers à laquelle vous adressez vos commentaires. Les gens assis tout autour vont croire que vous avez un contact direct avec eux et ils vont apprécier beaucoup plus votre discours.

Comprenez les démonstrations d’émotions

Prêtez attention aux expressions faciales qui indiquent des émotions, surtout si elles ont l’air de contredire les mots que la personne dit. Elles peuvent vous aider à comprendre ce qu’elle ressent vraiment. Les régulateurs sont des expressions du visage qui permettent de montrer que vous suivez pendant une conversation, par exemple les hochements de la tête et des expressions d’intérêt ou d’ennui. Les régulateurs permettent à l’autre personne d’évaluer votre niveau d’intérêt ou d’accord. En fait, elles apportent des commentaires  . Vous pouvez montrer votre empathie envers l’autre en utilisant des mouvements d’affirmation, par exemple en hochant de la tête et en souriant. Ces gestes, utilisés lorsqu’une autre personne parle, donnent un renforcement positif et montrent que vous aimez ce qu’elle dit.
Comprenez les démonstrations d’émotions

Adapter sa communication non verbale à ses interlocuteurs étrangers

Il est ainsi recommandé d’adapter sa communication non verbale en fonction de ses interlocuteurs et de moduler à la fois :
  • sa gestuelle
  • sa posture
  • le ton de sa voix
  • son attitude générale en fonction des cultures en présence

Apprendre la communication non verbale à travers les cultures

Il n’est pas rare cependant d’ignorer tout simplement les différents codes de communication non verbale à adopter au sein d’une autre culture. C’est pourquoi il peut être bénéfique dans ce cas-là de suivre une formation interculturelle afin de bien saisir comment sera perçue votre manière d’être par vos collaborateurs étrangers et ce que vous devez corriger pour pouvoir construire une relation de qualité avec eux.

Évitez de vous mettre sur la défensive

Certains gestes de langage corporel, y compris les expressions faciales, indiquent que vous êtes sur la défensive et que vous n’êtes pas sûr(e) de vous. En plus, ils montrent que vous n’avez pas le contrôle. Des expressions faciales limitées et de petits gestes des bras et des mains près du corps indiquent que vous êtes sur la défensive. Si vous tournez votre corps loin de l’autre ou si vous croisez vos bras devant votre corps, vous indiquez aussi que vous êtes sur la défensive .

Observez un manque d’intérêt

Si vous faites une présentation, vous voulez que les gens soient impliqués. Si c’est vous qui regardez la présentation, vous voulez sembler engagé. Il y a des signes que vous pouvez observer et qui indiquent un intérêt ou un manque d’intérêt. Si vous penchez la tête vers le bas et que vous regardez autre part, vous montrez que vous n’êtes pas engagé. Si vous êtes avachi(e) sur votre chaise, vous n’êtes pas intéressé(e). De la même manière, si vous gigotez, gribouillez ou écrivez, vous n’êtes pas engagé.
Avertissements : Tout le monde n’utilise pas les mêmes gestes pour dire la même chose. Par exemple, en France, si vous écartez un peu vos pieds, cela indique que vous restez ferme dans votre position. Au Japon, vos pieds vont généralement être fermés avec les mains le long du corps pour indiquer la même chose. Ne croyez pas que vous avez correctement identifié la signification du langage corporel de l’autre avant de le vérifier. Le contexte est aussi important. Par exemple, les gens croient souvent que les personnes qui croisent leurs bras sur leur torse veulent prendre leurs distances ou montrer un comportement défensif. Il est possible que cette personne ait tout simplement froid ! Si vous forcez un geste ou une expression du visage pour envoyer un message, cela revient à mentir et sera interprété de la même manière. Lorsqu’on dit des autres qu’ils ont l’air « faux », on se réfère souvent à leurs manières qui ont l’air forcées. Comprenez que les autres peuvent mal interpréter votre langage corporel. Vous devez toujours essayer d’être clair et de renforcer ce que vous voulez dire.

Conclusion

Identifiez les normes culturelles. Si vous avez rejoint récemment une nouvelle culture, vous allez peut-être devoir ajuster votre langage corporel
Observez un manque d’intérêt
. Les normes culturelles à propos du langage corporel (par exemple la distance à laquelle vous devez vous tenir des autres, la durée pendant laquelle vous devez maintenir le regard et les gestes considérés comme tabou) varient considérablement et si vous ne parlez pas le même langage corporel, vous pourriez faire passer le mauvais message. Cela pourrait même parfois avoir des conséquences fâcheuses. Concentrez-vous sur les situations difficiles. Il est très important de vous assurer que votre langage corporel est clair dans les interactions avec les gens que vous ne connaissez pas bien. Ces situations (par exemple les premiers rendez-vous ou les entretiens d’embauche) méritent une attention particulière. Observez vos propres expressions. Utilisez votre langage corporel pour vous aider à comprendre ce que vous ressentez. Si vous n’êtes pas sûr de ce que vous ressentez par rapport à une situation, prêtez attention à ce que votre corps vous dit. Utilisez les expressions faciales et les gestes les plus positifs (ou négatifs selon la situation) en premier et en dernier.
Même s’il est vrai que vous laissez l’impression la plus mémorable pendant les cinq à dix premières secondes, c’est aussi le cas pendant les cinq à dix dernières secondes. Soyez honnête et ne jugez pas les autres. Les mots et les gestes sont connectés. Si vous dites ce que vous pensez, votre langage corporel va suivre.
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