CONFINEMENT ET ADDICTIONS : COMMENT GÉRER SA CONSOMMATION

Confinement et addictions : comment gérer sa consommation

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Confinement et addictions : comment gérer sa consommation ? 

Confinement et addictions : comment gérer sa consommation : avec le confinement, la tentation de consommer davantage, notamment de l’ alcool, est forte, un risque pour les personnes déjà sujettes à des additions aussi pour celles sans difficultés particulières . L’ennui, la solitude le stress l ’incertitude  ou l’angoisse se mêlent aux informations anxiogènes. Nous devons être particulièrement vigilant(es) à ne pas développer des modes de consommations d’alcool ou d’autres drogues qui pourraient augmenter le risque de dépendance à moyen terme mais aussi le risque de contracter la COVID-19 et développer de sévères difficultés respiratoires . En effet, les usager(es) des drogues et d’alcool sont plus à risques que les autres de développer les complications du virus…

Définition de l’addiction

L’addiction est fondamentalement une perte de contrôle, quand la consommation d’ un  produit  (alcool, tabac, drogues,  sucre…) ou la pratique d’un comportement  (jeu d’argent, écrans , sexe, etc.) S ’impose à soi et devient un besoin impérieux alors même que cela commence à entraîner des conséquences négatives sur ses relations sociales ou sa santé.

Le confinement peut-t- il influer sur l’adduction ? 

Oui, mais de manière très contrastée, il peut amplifier le stress et donc pousser certains à consommer plus que d’habitude ,mais il peut aussi diminuer les capacités d’approvisionnement  (en produits illégaux). Pour les produits légaux comme l’alcool, certains vont aussi dire que dans les circonstances actuelles, ce n’est vraiment pas l’essentiel et donc réduire leurs achats de spiritueux . On verra à l’issue de la crise comment ces tendances contradictoires se sont organisées. 

Les étudiant(es) sont-ils-elles des consommateurs et consommatrices comme les autres ? 

Les étudiant(es) l’UCLouvain consomment en moyenne 12 verres standard d’alcool par semaine- un verre standard correspond 10gr d’ éthanol- ce qui est légèrement supérieur aux recommandations du conseil supérieur de la santé Belge, préconisant de ne pas exceller 10 unités d’alcool par semaine à repartir sur plusieurs jours, mais loin des croyances qui suggèrent que les étudiants boivent tou-tes énormément. Cependant, parmi les étudiant(es) buvant au moins deux verres par semaine (non-abstinent(es), la consommation hebdomadaire moyenne à 22 verres et la consommation des étudiant(es) ,résidant en Kot, KAP, cercle ou régionale, ainsi que les personnes baptisées, calottées et comitardes, est encore plus importante et entre majoritairement dans la catégorie des consommations d’acool nocives et à risques d’ alcoolo-dépendances.Ces profils-là doivent donc redoubler de vigilance.Confinement et addictions : comment gérer sa consommation ? 

Quant au cannabis, la consommation des étudiants semblent être similaire à ce qu’on observe dans la population générale (11% en ont consommé durant l année précédente l’enquête-10,1% dans la population générale belge) . Mais pour rappel, la consommation de cannabis se fait souvent en association avec le tabac et en inhalation plus profonde, ce qui augmentent notamment les risques respiratoires et se révèle donc être un risque supplémentaire en lien avec la symptomatologie du coronavirus. Concernant les autres drogues  ( hors alcool, tabac et cannabis), elle ne semblent être consommées que par une fraction minime de la population étudiante, puisque 90% des répondant(es) rapportent n’avoir jamais consommé de produits psychotropes licite ou illicite.

Nous pouvons donc conclure que l ’ étudiant(e) consomme assez peu d’autres substances que celles précitées. Les données se révèlent plutôt rassurantes, sachant que les produits psychotropes peuvent être source de difficultés sociales et sanitaires parfois importantes et peuvent mettre à mal rapidement les projets académiques de l’étudiant(e)

Mais qu’en est-il en période de confinement ? 

Ces données ont été récoltées durant l’années académique 2018/2019, mais qu’en est-il pour vous durant cette période de confinement ? Pour certain(es) d’entre  vous,votre consommation d’alcool et/ou d’autres drogues a diminué, ce qui peut-être considéré comme une bonne chose au regard de certaines consommations parfois problématiques, surtout d’alcool, détectées chez  une fraction relativement conséquente de nos étudiants. Pour d’autres, la consommation d’alcool, de cannabis et/ou d’écran peu se voir simplement augmenté. En effet, cette période inédite peut pousser certain(es) d’entre nous à consommer davantage pour gérer son anxiété ou encore pour tromper l’ennui, que ce soit seul(e) ou lors d’apéros zoom qui se multiplient actuellement.

L’alcool ( ou le cannabis) est parfois consommé pour gérer l ’anxiété explique François Beck, chercheur au centre d’épidémiologie et de santé des populations  (CESP-Inserm). Il y a l ’anxiété liée au virus et l’anxiété, plus concrète de se dire : ( combien de temps on va devoir tenir comme ça ? . Cela dépend de la résilience de chacun, de la manière dont on est entourés. La la majorité d’entre nous va probablement retrouver des habitudes normales mais les motifs d’inquiétudes concernent aussi le risque de crises aiguës : une alcoolisation qui mènerait à des violences conjugales ou de la violence envers les enfants par exemple. Car le confinement est une situation inédite qui comporte des risques a part entière.

Confinement et addictions : comment gérer sa consommation ? 

Emilia Bogdanowicz  (ASBL Le Pélican) précise que les personnes qui consomment d’habitude de l’alcool dans un contexte social. Celles qui boivent beaucoup lorsqu’elles sortent, que ce soit au restaurant au café ou en société. Ces profils pourraient être tentés de boire à la maison et non plus dans un contexte uniquement social. C’est le cas pour la majorité de nos étudiant(es) guindailleurs(euses). Ceux celles qui se reconnaissent dans ce profil doivent faire preuve de plus de vigilance encore quant à l’évolution de leur consommation durant cette période.

Profiter du confinement pour diminuer 

A contrario, le confinement peut aussi avoir des effets bénéfiques pour les personnes qui ont l’habitude de boire lors de soirées et/ou avec des amis . Certaines personnes profiteront du confinement pour mieux prendre soin d’elles, faire plus de sport, boire moins d’alcool, de café, de boissons énergisantes, mieux manger, etc. Bravo ! C’est l’occasion de se  (re)prendre mais pour celles et ceux qui en ressentent le besoin. Attention cependant pour qui présente une consommation d’alcool très importante, vous risquez un sevrage qui nécessite une prise en charge médicale. Dans ce cas, une diminution progressive de la consommation est à privilégier.

Quelques balises pour maîtriser ses consommations en confinement 

Nous vous invitons à faire votre propre analyse de vos consommations, prendre connaissance des risques spécifiques liés à l’usage de drogues le coronavirus et lire nos conseils de réduction des risques.

Liens entre usage de drogues et coronavirus Liens entre usage de drogues et coronavirus 

Les usager(es) de drogues sont davantage à risque d’être gravement malades ou de décéder du COVID-19 : 

  • Fumer ou inhaler des produits  (tabac, cannabis, crack, cocaïne, meth/speed, etc.) Augmente les problèmes respiratoires.
  • La COVID-19 aggrave les dépressions respiratoires provoquées par la consommation d ’opioïdes de benzodiazepines et d’alcool.
  • Le confinement éloigne les personnes vulnérables des centres de santé physique et mentale.
  • Le sevrage aux opioïdes, potentiellement induit par le confinement, peut aggraver des difficultés respiratoires. Les infections au HIV, hépatites virales et cancers de foie, dont la prévalence chez les usager(es) injecteurs est plus élevée, affaiblissent le système immunitaire. Les symptômes de sevrage peuvent se confondre avec ceux du COVID-19  (Fièvre, douleurs musculaires) .  Si les symptômes incluent  une toux persistante, il est possible qu’il s’agisse du COVID-19
les situations de stress ou d’anxiété liées à la pandémie et aux mesures de confinement obligatoires peuvent avoir différents effets sur les usager(es) de drogues  et les personnes en sevrage au sous traitement de substitution :
  • Envie ou besoin de consommer  davantage  (risque de surdoses)
  • Envie ou besoin de consommer à nouveau après une période d’abstinence  (risque de rechute et de surdoses)
  • Sevrage contraint au moindre consommation  par manque de produit
  • État d’esprit propice aux bad trip
  • Manque de matériel stérile et en bon état pour consommer à moindre risque .
Il est donc important de prendre soin de soi afin d’apaiser le stress et l’ anxiété et de suivre une série de conseils de réduction des risques.

Conseils de réduction des risques liés aux usages de drogues 

Appliquer les conseils de réduction des risques permet d’éviter les contaminations au COVID-19, réduire les risques de tomber malade et limiter les risques de surdose (mortelle) dans un contexte où les services de santé sont débordés.

Gardez un rythme régulier 

Il est essentiel de conserver autant que possible ses habitudes et son rythme de travail par exemple, si vous avez l’habitude de vous lever à 7h00 et faire une séance de sport ou de méditation avant d’aller au travail, maintenez cette routine. Respectez votre rythme de travail habituel  (jours de travail, horaires, pauses…) et essayez de prendre vos repas et vous coucher aux horaires habituels. Veuillez également a distinguer les jours de semaines du wee-kend . Le wee-kend, il est possible de se laisser davantage ?aller?en se couchant plus tard ou en en prenant un apéritif par exemple. Pourquoi ne pas limiter les ?visio opéro?au wee-kend ?

Structurez votre journéeStructurez votre journée 

Dans un contexte où les différents temps  de vie  (professionnelle, privé, familiale social) se mélangent, l’organisation de son emploi du temps est sans doute l’un des éléments les plus importants. Les moments d’inactivité et d’ennui sont propices à la tentation et favorisent la consommation. Pour éviter ces ?temps morts?,variez les activités en dehors des heures de télétravail :

  • Activités intellectuelles : travail, lecture, mots croisés…
  • Activités physiques. Gymnastique douce, yoga…
  • Activités spirituelles : méditation, prière…

Pratiquez une activité physique 

Pratiquez une activité physique pendant la période de confinement est essentiel pour votre santé. Outre le fait d’éviter les maladies telles que les TCS (troubles musculo-squelettiques), le sport est un bon allié pour éviter de sombrer dans une consommation excessive, certaines activités physiques comme la marche, la natation, le vélo la gym douce ou encore l’escalade jouent un rôle sur le contrôle de la consommation. En effet, ces activités agissent sur les différents composantes de la santé et favorisent ainsi le bien-être

Créer un environnement non propice à la consommation 

Pour mieux maîtriser votre consommation, portez attention à votre environnement :

  • Évitez d’être face au ?produit additifs? : ne laissez pas de cendrier ou de bouteilles d’alcool à proximité de votre poste de télétravail
  • Achetez vos produits  (alcool cigarette, médicaments…) en quantité raisonnable,
  • Limitez les occasions de consommer : chaque ?visio-apero? n’est peut-être pas l’occasion de boire de l’alcool !
Bon à savoir : qu’est-ce q’une consommation d’alcool excessive ? : il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque mais des consommations à risque plus ou moins élevé il existe donc pas de seul consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. Il existe toutefois une valeur repère qui est de 10 verres d’alcool standard par semaine. Maximum sans dépasser 2 verres par jour avec deux jour dans la semaine sans consommation.

 Restez à l’écoute de vos émotions 

Le confinement peut générer du stress, de la peur, de la colère ou de la déprime. Ces émotions, légitimes, sont souvent propice à une consommation forte. Lorsqu’une envie monte, faites jouer la ?flexibilité?de votre cerveau. Autrement dit, détournez votre attention de cette envie et concentrez-vous sur une activité que vous appréciez : sport, lecture, peinture, musique… Restez à l’écoute de vos émotions et de vos besoins. Lorsque vous recentrez le besoin de boire de l’alcool ou fumer une cigarette exprimer ce besoin par écrit ou oral. Extérioriser permet de prendre conscience ainsi de se raisonner. 

Soyez vigilant pour réduire les risques 

Que vous soyez dépendant ou consommateur occasionnel en temps de crise sanitaire, redoubler de vigilance. Vous consommez des produits psychoactifs à plusieurs ? Le virus COVID-19 se transmet facilement par la salive. Si vous consommez des substances psychoactives  (alcool, tabac, drogues…) à plusieurs au sein de votre foyer, évitez tout échange de verres, bouteilles ou cigarettes afin de ne pas transmette le virus à vos partenaires et votre entourage.

Confinement et addictions: comment gérer sa consommation

A noter : Vous ne voulez pas fumer chez vous et souhaitez profiter du confinement pour arrêter de fumer ? Dans ce cas, un accompagnement médico-psychologique par le médecin habituel ou via www.tabac-info-service.fr est conseillé.

Vous prenez des anxiogènes ou des antidépresseurs ? La doses ne doit pas dépasser celle prescrit par le médecin . Si vous pensez que la dose n’est plus adaptée, reprochez-vous de votre médecin  (par téléphone ou téléconsultation). Ce dernier pourra réévaluer la posologie au besoin. Vous êtes consommateur chronique d ’alcool et ne bénéficiez pas de traitement ? Afin d’éviter un syndrome de sevrage, veillez à ne pas interrompre brutalement votre consommation. Un sevrage total ou partiel d’alcool peut en effet, entraîner de graves complications chez les consommateurs  chroniques.

Réduction des risques pour les usager(es) d’alcool :

  • Ne pas partager les verres, bouteilles ou encore canettes avec d’autres personnes
  • Ne consommez pas de grosses quantités sans une présence physique
  • Respecter les repères de consommation à moindre risques
  • Ne pas consommer plus de 2 verres par jour
  • Avoir des jours sans consommation
  • Ne pas consommer plus de 10 verres par semaine
  • Pour les femmes enceintes ou allaitante, les jeunes et adolescent(es) ,ne pas consommer d’ alcool

Réduction des risques généraux :

Réduction des risques généraux
  • Se laver les mains à l’eaux chaude et au savon pendant au moins 20 secondes à chaque contact avec d ’autre personnes, après avoir toucher de l’argent avant et après la consommation et après avoir reçu/acheté vos produits. Si vous ne savez  pas vous laver les mains, utiliser des lingettes a base d ’alcool  (au moins 60%) ou du gel hydroalcoolique
  • Préparer vos produits vous-mêmes. Ne pas toucher les produits et matériels des autres et limiter le nombre de personnes qui touchent les vôtres. Évitez au maximum les achats collectifs afin de limiter le nombre de personnes en contact avec le produit. Si le produit doit être partager, la personne en charge doit veiller à bien se laver les mains 
  • Ne pas partager votre matériel ni  vos produits  (verres joints, cigarette, pailles, seringues, bangs, etc )
  • Nettoyez le paquet ou sachet contenant le produit acheté/reçu de votre vendeur
  • Nettoyez votre matériel de consommation et les surfaces de préparation/consommation. Évitez d’insérer les produits sous emballage dans votre bouche, anus vagin dans le but de les dissimuler. Si vous devez les transporter dans votre corps, prenez soin de les nettoyer au préalable avant et après les avoir retirés 
  • Éviter de consommer complètement seul(e), en particulier si vous consommez des drogues susceptibles d’engendrer des surdoses mortelles ou pouvant provoquer des détresses psychologique  (fortes quantités d’alcool, LSD, MDMA, héroïne et dérivés cocaïne, speed, etc ) . Privilégier le contact à distance  (via téléphone, application sur smartphone ou ordinateur) avec un(e) ami(e) qui restera en ligne
  • Si vous consommez à plusieurs : respecter les distances de sécurité  (au moins 1,5 mettre)
  • Si vous consommez seul(e) commencez par une quantité de produit et attendre d’en constater les effets. 
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