PERTE D UN ÊTRE AIMÉ : COMMENT SURMONTER LE DEUIL

Perte d' un être cher

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Perte d’un être aimé : comment surmonter le deuil ? 

Perdre un parent, un ami ou même un enfant est en réalité l’une des épreuves les plus difficiles de la vie . Chaque deuil est singulier . Il s’agit d’un cheminement long et complexe qui vise à apprivoiser sa douleur. Accepter la mort d’un proche demande certes du temps, mais fait aussi appel à notre capacité à puiser dans nos ressources intérieurs pour trouver la joie de vivre. Une personne que vous aimez vient de mourir. Les premiers jours après un décès peuvent être épuisants. Il est possible que vous vous sentiez hébété et accablé par tous les petits détails requérant votre attention. Vous ne savez peut-être pas ce que l’on attend de vous. Vous avez peut-être également peur de faire la mauvaise chose. Prenez une grande respiration et songez que vous n’êtes pas seul.

Plusieurs personnes sont disponibles pour vous aider à planifier les funérailles et faire tout ce qu’il faut durant les semaines à venir. Soyez assuré que votre directeur de succursale et les membres du personnel vous aideront avec l’organisation, les formulaires et tous les petits détails liés à un décès. En particulier, si vous n’avez jamais planifier de funérailles, sachez qu’il feront tout en leur pouvoir pour s’assurer que tout se déroulera sans problèmes . Leur expérience vous aidera à traverser les prochains jours.

Qu’est-Ce que le deuil ? 

Le deuil se défini à la fois comme la période qui suit la perte d’ un être cher et le processus intrapsychique qui se met en place pour affronter cet événement. Il est synonyme de profonde tristesse et de souffrance, le mot latin dolus ( qui signifie “douleur”) étant à l’origine du mot “deuil”. Le travail de deuil, lui, est un processus conscient qui vise à affronter la disparition d’ un proche . Le décès ou la perte d’un  être aimé s’accompagne donc toujours d’un processus de deuil, qu’il soit volontaire ou non . Le deuil peut durer des semaine, des mois voir des années. Lorsqu’un individu est confronté à la mort d’ autrui pour la première fois, cela génère irrémédiablement un choc, une multitude d’ émotions négatives et beaucoup de questionnement.

Bien qu’il soit universel, c’est un événement douloureux auquel personne n’est préparer. Avoir du mal à surmonter un deuil est donc quelque chose de tout fait normal, quelle que soit la manière dont cela se caractérise.

Chaque deuil est unique 

Surmonter le deuil

Certaine expressions, couramment utilisées dans notre société, sont très révélatrice de notre rapport à la mort et ou deuil :

  • Faire son deuil ” comme s’il s’agissait d’une injonction.
  • Guérir d’un deuil” comme d’une maladie.
  • Aller de l’avant après un décès ” qui, lui, révélerait forcément d’un passé que l’on cherche a fuir.
Ce qu’il est important de comprendre, c’est que le deuil est une expérience singulière qui n’obéit à aucun schéma prédéfini . Ce processus de cicatrisation et de reconstruction est propre à chacun et peut se heurter à de nombreux difficultés :
  • un attachement très fort à la personne disparue.
  • Un décès brutal  et inattendu.
  • Un différent ou des non-dits jamais abordés avec le défunt
  • Un quotidien bouleversé après la disparition d’une personne autour de laquelle notre vie s’organisait.
  • Les pertes secondaires liées au décès  (matérielles ou morales). 
  • Une vision pessimiste de la vie qui s’aggrave avec la disparition de la personne aimée.
Le processus de deuil peut alors et s’étendre dans le temps. Le chagrin se mue en désespoir et le mal-être s’ enracine profondément en soi. On parle alors de “deuil compliqué voire de “deuil pathologique ” lorsque l’intervention d’un professionnel de santé est nécessaire. Conscientiser son deuil et chercher à se reconstruire après la disparition d’un proche est donc essentiel pour prendre soin de sa santé  à favoriser son bien-être.

Quelle sont les étapes du deuil et comment se traduisent-elles ? 

Le deuil de quelqu’un qui a été malade très longtemps  (Cancer Alzheimer…),  peut, au début, se traduire par un soulagement. Le soulagement de ne plus voir la personne souffrir évidemment . Et aussi, s’il est parfois difficile de le reconnaître sans culpabilité , de ne plus devoir s’en occuper tout les jours.

Après quoi, commence le vrai deuil, lorsque les bons souvenirs feront surface et qu’il ne reste en mémoires que les périodes heureuses que l’on a vécues  ensemble, explique Valérie sengler.

Lorsque le décès survient d’un coup, ( accident, crise cardiaque…), la première étape est la stupéfaction.” L’ individu est alors incapable de réaliser que la personne est bel bien morte  ” les étapes suivantes sont généralement communes :

  • L ‘ infinie tristesse : ” vous êtes comme emporté par une vague vous sombrez “
  • Puis la remontée : ” vous commencez à vous rendre compte qu’il y a encore de la joie dans votre vie”
  • Cela peut également s’accompagner de colère : ” la colère est dirigée contre la personne qui vous a abandonné
Dans le cas d’ un proche décédé une perte d’appétit, des insomnies, une dépression . L’envie de rejoindre le défunt peuvent accompagner le deuil.
Le mal-être que l’on vit est tellement fort, que, souvent, il faut qu’il sorte, explique la psychanalyste. Cela peut alors se manifester par des maladies de peau, des maux d’estomac ou de tête par exemple “un patient me disait avoir fait un infarctus suite au décès de son épouse. ? Elle m’a brisé le coeur, ce sont ses mots “.

Vaincre les idées reçus sur le deuil 

Vaincre les idées reçues sur le deuil

Pour surmonter un deuil le plus sereinement possible, il est indispensable de s’affranchir des croyances sur cette période douloureuse. Bon nombre d’entre elles sont à l’origine de culpabilité, d’incompréhension ou encore d’angoisse.

Idée reçue n°1 : il faut se changer les idées pour ne plus y penser 

Contrairement à ce que l’on pense entamer un travail de deuil n’est pas synonyme d’oublie de l’événement douloureux et/ou de la personne perdue il s’agit plutôt d’intégrer cette disparition à notre vie, de composer avec elle et d’entretenir des souvenirs bien heureux lorsque l’on repense au défunt. Il est certes primordial de continuer à vivre  (sortir, rencontrer d’autres personnes, faire de nouvelles expériences ) sans toutefois adopter une stratégie d’évitement de la douleur et du chagrin. Surmonter un deuil , c’est réapprendre à vivre en paix avec un ensemble d’éléments qui revivent au quotidien le souvenir d’un proche disparu : une musique, une photographie, un anniversaire, une odeur, un vêtement ou encore un moment spécifique dans la journée.

Idée reçue n°2 : c’est le temps qui permet d’apaiser la douleur 

Il peur se passer des années  voire des dizaines d’années sans qu’un travail de deuil soit correctement réalisé. Le temps, lui, continue de défiler quel que soit votre état émotionnel . Compter sur les jours qui passe pour apaiser la douleur n’est pas suffisant et ne comble pas l’absence de la personne disparue. Accepter la mort d’un proche nécessite un véritable travail de conscientisation de la douleur, d’introspection et de reconstruction morale.

L’idée reçue n°3 : certains deuils sont plus faciles que d ’autres 

Aurions-nous moins de chagrin s’il s’agit d’une personne plus âgée qui était déjà malade ? Malheureusement, notre peine n’obéit à aucune loi rationnelle. La réaction de chaque individu est par définition singulière et dépend de nombreux facteurs : son histoire, son vécu avec la personne disparue, sa vision de la vie ou encore ses ressources intérieures pour affronter un événement douloureux, voire traumatique . Non : la mort naturelle ou la disparition d’une personne avec laquelle nous étions en conflit ne rendent pas moins difficile un deuil.

Idée reçue n°4 : plus on pleur, plus ont est triste 

Plus on pleur plus on est triste

Sourire,  rire  aux éclats et faire bonne figure voilà une belle manière de dissimuler son désespoir lorsque l’on est en période de deuil. En réalité, ce n’est pas parce que l’on n’exprime pas ses émotions que l’on ne ressent rien. A l’inverse, refouler ses émotions négative et chercher à préserver les apparences peut démultiplier la douleur face au deuil d’un parent, d’un ami ou de tout autre proche. Il suffit d’observer la réaction de toutes les personnes qui assistent à un enterrement : certains n’ont vu le défunt qu’une dizaine de fois mais pleurent à chaudes l’armes, tandis que d’autres gardent un visage impassible alors qu’ils étaient bien plus proches de la personne disparue. La capacité à extérioriser ses sentiments n’est pas proportionnelle à l’intention de son chagrin.

Idée reçue n°5 : il vaut mieux préserver les enfants par rapport à un deuil 

Affronter la mort d’un proche lorsqu’on est adulte est déjà très difficile, alors qu’en est’il pour un enfant ? N’est-pas traumatisant pour eux ? Ne vaut-il pas arranger la vérité afin de les préserver ? Pour affronter le plus sereinement possible la disparition d’un être aimé, l’ enfant a en fait besoin d’être aidé et accompagner. Rester évasif et lui dire que la personne décédée est “partie loin” ” s’est endormie” ou “se repose dans le ciel” peut générer de mauvaises interprétations et des angoisses. Trouver les bons mots n’est pas aisé mais constitue une démarche indispensable pour aider un enfant à surmonter un deuil.

Idée reçue n°6 : le processus de deuil suit 5 étapes successives 

Dans la culture populaire, on distingue généralement plusieurs étapes successives dans le processus de deuil en s’appuyant sur des prétendus travaux scientifiques. Néanmoins, ces modèles restent purement théoriques et non empiriques. Par ailleurs, certains d’ entre eux sont détournés de leur sens premier, tel que les “5 phases de deuil” citées par la psychiatre américaine Élisabeth Kubler-Ross dans son ouvrage On Death and Dying publier en 1969. Surmonter un deuil se déroulerait en 5 étapes : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Pourtant, ce modèle décrit en réalité les différents états émotionnels constatés par Élisabeth Kubler-Ross chez les personnes devant faire face à l’annonce d’une maladie incurable. Ses études de cas ont donné lieu à de mauvaises interprétations et véhiculent alors désormais une norme infondée dans le processus de deuil.

Idée reçue n°7 : c’est anormal de ne pas avoir fait son deuil un an après 

faire le deuil

Généralement, on considère que le travail de deuil dure entre quelques mois à un an. Pourtant, au-delà de cette période, le deuil n’est pas forcément comme pathologique. Actuellement, il n’existe aucun délai scientifique qui fasse  consensus à ce sujet . Il s’agit plutôt de critères diagnostiques qui doivent alerter sur l’état de la personne qui doit gérer un deuil  (troubles anxieux ou dépression). Ce deuil est une expérience humaine éprouvante qui connaît des fluctuations dans le temps, avec des hauts et des bas. Personnes ne peut ou ne doit vous dicter des standards en la matière.

Idée reçue n°8 : il vaut mieux ne pas en parler 

Cela part d’un bon sentiment : éviter le sujet pour ne pas remuer le couteau dans la plaie. On se retient alors soigneusement d ‘évoquer le nom de la personne disparue et on détourne la conversation quand on se rapproche un peu trop du sujet. Cela n’a malheureusement rien de bon car le deuil est édifié en tabou . Ça revient à fuir l’événement douloureux et à le considérer comme indésirable . Pourtant, le plus grand défi d’un travail de deuil, c’est de réussir à se reconstruire en intégrant cette épreuve tant en conservant une vision positive de la vie .

Comment surmonter un deuil 

Si le fait de surmonter la perte d’un être cher relève d’un cheminement personnel et se fait à un rythme singulier pour chacun d’entre nous, plusieurs attitudes peuvent faciliter ce travail de cicatrisation. Le travail de deuil doit ainsi permettre d’apprivoiser les émotions et les pensées négatives intérieure à la disparition d’ un proche afin de retrouver un sens à son quotidien et de réussir à investir de nouvelles relations.

Planifier les funérailles 

Pourquoi faisons-nous des funérailles ? Depuis des milliers d’années, les funérailles sont un moyen d’exprimer nos croyances, nos pensées et nos sentiments à propos du décès d’ un personne aimé.

Après les funérailles 

Après les funérailles, tout étant sous le choc et sous l’impuissance de la torpeur, il se peut que vous vous sentiez soulagé , car le ?travail?de planifier la cérémonies et de recevoir la famille et les amies est terminé. C’est naturel. Il est également normal, à ce moment, de commencer à ressentir pleinement  la réalité depuis du  décès. C’est comme si c’était la première fois depuis le décès   que vous  aviez  un moment pour vous asseoir et réfléchir à la signification  de l’événement. Vos sentiments de tristesse et de désespoir peuvent s’ intensifier. Parfois, il  est difficile pour la famille et les amis de savoir comment vous aider après les funérailles .

Ils savent pas s’il devraient vous laisser seul ou rester avec vous. Informez-Les de vos désirs. Soyez honnête. Si la présence des autres vous réconforte,  demandez- leur de rester . Si vous avez besoin de temps pour vous, dites-leur et demandez-leur de revenir demain. N’ ayez pas peur de demander de l’aide pour les courses, le magasinage, les notes de remerciement, etc.

Reconnaître et accueillir ses émotions 

Accueillir ses émotions

Faire face à la disparition d’un proche est un véritable déferlement d’émotions très difficiles à “distinguer et à gérer. Derrière le sentiment “d’ avoir mal” se cachent en réalité de nombreuses angoisses et préoccupation : la peur de l’avenir, le manque, la déception , la colère, l’incertitudes ou encore la frustration. Avoir des idées noires après un deuil est quelque chose de totalement naturel et fait partie du processus de reconstruction normale. Il est primordial d’apprendre à reconnaître chaque sensation et chaque sentiment que vous éprouvez  suite à deuil . De cette manière, vous prendrez conscience de  des blessures qu’il vous faut signer.

S’il est difficile de verbaliser ses émotions et de trouver une oreille attentive, l’un des moyens les plus efficaces reste l’écriture. Ainsi, prenez un carnet dans lequel vous noterez  au quotidien vos réflexions. Il sera plus facile de confier  vos pensées les plus noires voire les plus honteuses : ” pourquoi me fait-il endurer cela en disparaissant? ” .

Aucune pensées n’est à museler : sentez-vous libre de coucher sur papier chacune de vos idées. Ce carnet vous permettra de vous décharger de toutes les émotions qui vous submergent mais aussi de constater leur évolution au fil du temps. Accompagner vos écrits de dessins, de photographies,  ou même de gribouillis si cela vous soulage : laissez vos émotions s’exprimer à travers le mouvement de votre main. L’art-thérapie est un formidable outil pour aider une personne endeuillée. De la même manière, lorsque vous vous sentirez prêt, écrivez une ou plusieurs lettre(s) à l’ adresse de la personne disparue. Dites lui tout ce que vous avez sur le cœur, ce que ce vous avez pas eu le temps de  lui confier ce que vous aurez aimé lui  dire maintenant qu’elle n’est plus là. Gardez-la déposez-la dans un endroit symbolique ou détruisez-la : faites appel à votre instinct pour choisir la solution qui vous apaisera le plus.

S’appuyer sur des rituels 

Le deuil laisse irrémédiablement un grand vide en nous. Pour le combler, toutes les sociétés ont imaginé différents rituels afin de formaliser et de faciliter cette période douloureuse. Peu importe vos croyances  votre culture, vos traditions familiales ou votre religion : il existe mille et une manière de traverser sereinement un deuil grâce à une cérémonie, un discours, un geste ou un moment symbolique. Le rituel indique un changement temporel. En ce sens, il permet de marquer l’épisode douloureux et surtout de le délimiter dans le temps. Ce n’est pas parce qu’un enterrement ou un discours d’adieu se termine que votre peine s’ évanouit. Cependant, mettre en place un rituel funéraire est l’occasion de rendre hommage au défunt et de reconnaître symboliquement sa disparition. Les moments de rituels peuvent s’apparenter à une véritable libération lorsqu’ils sont porteurs de sens.

Vous avez ainsi l’impression de pouvoir “agir” de manière constructive au lieu de vous sentir dépassé impuissant face à cette situation. À vous de choisir et de créer un rituel personnalisé de deuil, en mémoire de la personne disparue. 

  • Allumer une bougie pendant un mois à une heure précise.
  • Planter un arbre ou une fleur dans votre jardin pour symboliser la renaissance.
  • Organisez une cérémonie personnaliser et plus intime que les funérailles publiques.
  • Façonner et conserver une boîte à souvenir en collectant différents objets en lien avec le défunt.
    Les rituels
Ils s’agit d’un moment privilégié pour exprimer ce que l’on a sur le cœur et   pour  dire au revoir à la personne décédée.   Le rituel personnel de deuil peut donc avoir  réelles  vertus thérapeutiques voire cathartiques .
 

Transformer les émotions négatives en pensées positives 

La perte d ‘ un proche laisse nécessairement place à une période où l’on peut se laisser submerger par des idées noires. L’ abattement et le découragement peuvent freiner considérablement votre processus de reconstruction . Le quotidien devient alors pesant et plus rien ne semble avoir de sens. La moindre tâche s’ apparente à un effort herculéen et cela vous dissuade de vous investir davantage. Pour vous émancipé de ce cercle vicieux, cultivez votre résilience et changer votre regard sur les changements qui interviennent dans votre vie. Au lieu de les considérer comme des bouleversements dans votre existence apprenez à les entrevoir comme des défis qui vous font bondir. La disparition d’un proche est un événement inévitable que nous aurons tous à vivre au moins une fois. Adopter un état d’esprit positif est alors essentiel pour trouver comment surmonter un deuil .

Dès qu’une pensées négative fait irruption dans votre esprit, essayez de la compenser avec une idée motivante et enthousiaste. Dressez la liste de tout ce que vous aimez chez la personne que vous avez perdue et de tous les bons moments passés ensemble. Il ne s’agit pas vous morfondre sur leur perte mais plutôt d’éprouver de la gratitude envers cette relation passée que personne ne pourra vous enlever. De la même manière, apprenez à vous projeter positivement dans le future. Lors d’un deuil, il n’est pas rare de penser trop fréquemment à la mort et d’angoisser a ce sujet. Prendre conscience que nous sommes mortel peut engendrer des pensées négatives telles que “ À quoi bon ? Ou encore “cela ne sert à rien vu que je peux disparaître moi aussi du jour au lendemain ! “

Il est donc primordial de prendre le contre pied de cette vision pessimiste en s’investissant dans ce qui nous rend réellement heureux . La vie est courte : que pouvez-vous mettre en place pour en profiter et être fière de vous ? Un deuil peut totalement bouleverser le sens que l’on donne a sa vie.

Bien s’entourer 

Le deuil peut constituer une période de grande solitude. Notre entourage ne sait pas toujours comment agir et quel discours adopter, si bien que l’on finit par s’isoler pour “faciliter” cette gène. Toutefois, s’ il est important de prendre du temps pour soi et cultivé son jardin intérieur, renouer avec la vie après la perte d’un être proche nécessite de l’aide . C’est la présence d’autrui, même silencieuse, qui nous permet de garder un lien avec la vie quotidienne qui suit son cours. Il est d’’ailleurs très difficile de constater que malgré la perte d’un proche la Terre continue de tourner, mais cela est indispensable pour avancer. Même si cela ne vous paraît pas  très naturel de continuer avoir des interactions sociales faites en sorte de voire régulièrement d’autres personnes afin que vous puissiez justement constater que “la vie continue.

Entourez-vous des personnes bienveillantes et attentives à vos besoins. Finalement, c’est dans ce genre d ‘épreuve très éprouvante que l’on reconnaît les personnes sur qui il est possible de compter . Vous constaterez qu’à l’ issue de cette période bouleversante, vous aurez renforcé les liens avec les personnes qui vous auront soutenu et aidé. Voila de quoi alimenter votre état d’esprit positif : chaque difficulté, vous découvrirez qui sont les personnes qui méritent votre confiance et votre affection.

Osez investir d’ autres relations 

Investir d'autres relations

Affronter la perte d’ un proche c’est remettre en question tout ce que l’on a investi en lui. Le temps, l’ amour ou encore ses projections pour l’avenir. Ce détachement peut être vécu de manière très traumatisant et peut conduire à des difficultés affectives. Nous nous rendons compte qu’une relation est faible, qu’elle peut s’interrompre d’un jour à l’autre et que l’on perd une part en voyant disparaître la personne aimée. C’est un profond déchirement. Ainsi pourquoi s’attarder à de nouvelles personnes alors que l’on court le risque de les perdre à nouveau ? De la même manière qu’un état d’esprit résilient vous fera accepter la mort comme partie intégrante de la vie, la pensée positive s’ applique aussi pour vos futures relations. Pour être heureux et éprouver à nouveau de la joie, du désire, la motivation ou de l’enthousiasme , vous devez apprendre à investir d’ autres relations après un deuil.

S’ attacher à quelqu’un après un deuil nécessite toutefois d’être prêt à s’ouvrir de nouveau aux autres. Il est important d’effectuer au préalable un travail de désinvestissement de la personne disparue pour ne pas chercher à compenser le manque à travers autrui. Prenez le temps d’ affronter le sentiment de solitude et de vide que vous éprouvez  suite au deuil. C’est seulement a ce moment-là que vous vous sentirez prêt à vivre sereinement de nouvelles relations.

Réusir à surmonter un deuil avec le temps et la résilience 

En définitive, le temps mais surtout un état d’esprit résilient pourra vous aider à savoir comment surmonter un deuil et la perte d’un être aimé . Gardez à l’esprit que l’état de détresse dans lequel vous vous trouvez fait suite à une situation extrêmement difficile à vivre pour un être humain. Soignez bienveillant envers vous-mêmes et donnez-vous les chances de vous reconstruire affronter la mort ou la disparition d’un proche pour la première fois changera irrémédiablement votre vision de la vie. Emparez-vous de cette épreuve pour trouver le sens que vous souhaitez donner à votre existence et pour développer vos ressources intérieures :

Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l’ ennemi, cherchez l’enseignement- Mikao Usui

Que faire si l’on est proche d’une personne en deuil 

Proche d une personne en deuil

” si l’ on  est face à quelqu’un en deuil, le mieux est d’aller vers cette personne et de lui dire ?je suis là, je peux tout entendre” conseille la psychanalyste . Selon elle, si cette personne vous explique qu’elle souffre énormément, il ne faut surtout pas lui dire que ça va passer. Mais plutôt “je sais, je ne te juge pas”. Ensuite, le plus important est d’essayer de la faire sortir de chez elle, en allant au cinéma ou au restaurant par exemple. Dans le cas où aucune amélioration ne s’observe , il ne faut pas hésiter à prendre rendez-vous pour cette personne ’et l’accompagner 

J’ aime dire que nous sommes un cristal avec de multiples facettes. Lorsque l’on perd quelqu’un, une de ces facettes est détruite, la vie ne sera plus jamais pareil. Il faut alors trouver les moyens de se reconstruire. 

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